IntrO

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''иσυѕ ∂ιѕσиѕ ∂σи¢ qυ'υи ℓινяє α ∂'αυтαит ρℓυѕ ∂є
ναℓєυя ℓιттéяαιяє qυє ℓєѕ иσ¢єѕ qυ'ιℓ ¢єℓєвяє ανє¢
ѕσи ℓє¢тєυя ѕσит ρℓυѕ нєυяєυѕєѕ єт ρℓυѕ fє¢σи∂єѕ.
ιℓ ∂σιт ѕє ρяσ∂υιяє ∂єυχ ρнєиσмєиєѕ. ∂'αвσя∂ υи
ρяσ¢єѕѕυѕ ∂'ι∂єитιfι¢αтισи єитяє ℓє ℓє¢тєυя єт ℓєѕ
ρєяѕσииαgєѕ. тσυѕ ℓєѕ ѕєитιмєитѕ ιи¢αяиєѕ ∂αиѕ
тσυѕ ℓєѕ ρєяѕσииαgєѕ-ρєυя,єиνιє,∂єѕιя,αмσυя,
αмвιтισи,єт¢- ∂σινєит єтяє ∂συєѕ ∂є ¢σитαgισѕιтє
єт ѕє яєтяσυνєя ∂αиѕ ℓє ¢σєυя ∂υ ℓє¢тєυя.''

Michel Tournier, le Vol du vampire



Textes et montages faits par moi,
Merci de les respecter

# Posté le dimanche 25 février 2007 03:24

Modifié le jeudi 01 mars 2007 09:05

Sa seule amie, sa confidente...

Sa seule amie, sa confidente...
Des pas résonnaient sur le bitume venant troubler le calme de cette froide et sombre nuit de décembre.
L'atmosphère était lourde et la lumière artificielle que diffusaient les néons, rendait le paysage morbide.

Le souffle du jeune homme formait de petits nuages de condensation dès qu'il expirait.
Sentant la morsure du froid de plus en plus vive sur son cou, il remonta le col de son manteau et continua sa marche.
Il repoussa une mèche de ses cheveux qui retomba quelques secondes plus tard devant ses yeux.

Il fit encore quelque pas et arriva à l'entrée d'un parc.
L'herbe était humide, l'ombre des arbres se découpait dans la nuit, masse imposante et pourtant pleine de grâce.
On entendait les croassements des corbeaux venus se réfugier ici pour la nuit.


Il passa sa main sur un banc en pierre, contact rugueux et froid de la matière, qui, étrangement, lui plaisait beaucoup.
Il s'assit alors, étendant ses jambes devant lui.

Un étui était posé sur ses genoux, avec une grande délicatesse il en sortit un violon. Il contempla l'objet amoureusement, ses doigts courraient sur le bois vernis.
Il sortit ensuite l'archer avec autant de tendresse.

Le jeune homme plaça l'instrument, et commença à jouer. La mélodie qu'il en dégageait était grave, harmonieuse mais en même temps empreinte d'une tristesse qui se lisait aussi sur ses traits.

Il s'arrêta un instant pour observer la lune, cet astre de la nuit, entouré de milliers d'étoiles. Ce soir, il jouerait pour elle.

# Posté le jeudi 01 mars 2007 08:59

Modifié le jeudi 21 février 2008 13:15

Recommencer ?

Recommencer ?
Avez-vous déjà éprouvé le sentiment de vouloir tout recommencer ?

Imaginez un instant, dans votre main vous tenez une gomme, dans l'autre un stylo. Devant vous s'étale une feuille de papier couverte d'écrits.

Chaque phrase, chaque mot, chaque point et chaque virgule forme l'histoire de votre vie.
Sur cette feuille c'est vous.
Vous la relisez, vos yeux s'égarent sur vos souvenirs, les bons comme les moins bons.

Votre première dispute avec vos parents, votre premier mot, premier baiser, premier pas...toutes vos premières fois quand vous découvriez le monde...

Vous vous égarez dans les mots, tous ces sentiments vous submergent, ça fait un tel bien de savoir que l'on existe.

Maintenant rappelez vous cette gomme en suspension entre votre main et la feuille.
Effaceriez-vous toute votre vie ?
Réfléchissez bien, vous n'avez pas le droit à l'erreur. Vous ne pouvez pas gommez que ce qui vous déplaît pour oublier : c'est tout ou rien !

Alors vous pensez, vos neurones surchauffent.
« Si j'efface tout, plus personne ne me reconnaîtra »
« Il faudra recommencer, réapprendre »
« Puis-je le faire ? »



Je ne sais pas.


Ce n'est pas grave.


Réfléchissez !

# Posté le jeudi 01 mars 2007 10:52

Modifié le jeudi 21 février 2008 13:15

La pluie est suicidaire

La pluie est suicidaire
((Musique : Chasing car, Snow Patrol))


Je regarde la pluie tomber, chaque goutte forme un sillon, marque de son passage, sur la vitre avant d'aller finir sa course en bas.
La pluie est suicidaire.

Je termine les dernières pages de mon livre, relevant de temps en temps la tête.
Et je pleure, parce que mon livre est triste, parce que l'héroïne meurt, parce que peut-être que moi aussi je suis triste.

Je continue de déverser mes larmes, la nuit tombe. C'est comme si un flacon d'encre de chine se renversait dans le ciel.
Quand j'était petite j'avais peur du noir, maintenant il me rassure, me protège. Ses bras m'encerclent et me promettent que tout va bien.

Mon corps est toujours secoué de longs sanglots mal étouffés dans l'oreiller. Mes mains déchirent frénétiquement un mouchoir déjà rapiécé.
Ce flot semble incessant comme la pluie qui continue de marteler les vitres.
Et je me noie, écrasée par le poids de mon c½ur.

Il vaut mieux se laisser tomber, attendre patiemment d'arriver au fond, une fois qu'on y est, on n'a plus qu'à remonter.
Il vaut mieux ça plutôt que de se débattre et de finir par mourir, de noyade ? De fatigue ?

Au loin j'entends des rires, en moi quelque chose se serre, moi aussi j'aimerai rire, mais voilà je ne peux pas.
Il y a tant de choses que j'aimerai faire et que je ne peux pas.

J'aimerai parler, qu'on me comprenne ; je voudrais dire ce que je pense au plus profond de moi sans qu'une force invisible ne m'en empêche. J'aimerai qu'un jour quelqu'un soit là pour moi.


Suis-je égoïste ?



« [...] Les zèbres me fascinent. Ils seraient parmi les rares à s'adapter si l'on vivait dans un monde en noir et blanc. » Ma vie pour la tienne, Jodi Picoult

# Posté le lundi 05 mars 2007 04:22

Modifié le jeudi 21 février 2008 13:15

Ils tombèrent amoureux, mauvais choix,

Ils tombèrent amoureux, mauvais choix,
Elle aimait la vie il aimait la mort
Il aimait la mort, et ses sombres promesses,
Avenir incertain d'un garçon en détresse,
Il voulait mourir, laisser partir sa peine,
Oublier tous ces jours à la même rengaine...

Elle aimait la vie, heureuse d'exister,
voulait aider les gens et puis grandir en paix,
C'était un don du ciel, toujours souriante,
Fleurs et nature, qu'il pleuve ou qu'il vente.

Mais un beau jour, la chute commença,
Ils tombèrent amoureux, mauvais choix,
Elle aimait la vie et il aimait la mort,
Qui d'entre les deux allait être plus fort?

Ils s'aimaient tellement, ils auraient tout sacrifié,
Amis et famille, capables de tout renier,
tout donner pour s'aimer, tel était leur Or,
Mais elle aimait la vie et il aimait la mort...
Si différents et pourtant plus proches que tout,
Se comprenant pour protéger un amour fou,
L'un ne rêvait que de mourir et de s'envoler,
L'autre d'une vie avec lui, loin des atrocités...

Fin de l'histoire : Obligés de se séparer,
Ils s'étaient promis leur éternelle fidélité.
Aujourd'hui, le garçon torturé vit pour elle,
Puisque la fille, pour lui, a rendu ses ailes...

Il aimait la mort, elle aimait la vie,
Il vivait pour elle, elle est morte pour lui

William Shakespeare

# Posté le jeudi 08 mars 2007 13:19